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Yasmina Messbahi, la jeune cinéaste qui trace sa voie vers le succès avec détermination

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De projets scolaires à ses débuts avec des moyens modestes à la réalisation d’un film documentaire qui va percer à haut niveau, la jeune cinéaste marocaine Yasmina Messbahi continue de tracer sa voie vers le succès avec détermination, poursuivant son rêve d’enfance jusqu’au bout pour embrasser une carrière professionnelle.

Armée d’enthousiasme et d’ambition, Yasmina s’est imposée, à 25 ans, grâce à son film documentaire “Cœur” qui a remporté le Prix “Honorable Best Tolerance Award” lors de la 10-ème édition de Zayed University Middle East Film Festival (ZUMEFF), tenu en avril à Dubaï. Ce même film avait décroché deux prix lors de la quatrième édition du Festival international des écoles de cinéma à Tétouan en 2018.

En dépit de son jeune âge et de sa petite expérience dans le domaine, Yasmina Messbahi se veut un modèle pour la nouvelle génération des créateurs marocains, qui consacrent leur amour et passion pour le métier et leurs connaissances académiques afin de donner un nouvel élan au cinéma marocain sous toutes ses formes.

Après avoir obtenu son baccalauréat en Sciences de la Vie et de la Terre en 2012, Yasmina a intégré l’Institut spécialisé du cinéma et de l’audiovisuel à Rabat où elle a reçu une formation polyvalente tant sur le plan théorique que technique et esthétique.

“Durant ces trois années, j’ai suivi une formation polyvalente qui m’a permis de connaître les rouages de ce métier. Au fur et à mesure, j’ai découvert mon penchant pour la réalisation et ce, après avoir travaillé sur les disciplines journalistiques et cinématographiques”, a raconté Yasmina dans un entretien à la MAP.

“J’ai décidé de poursuivre mes études cinématographiques afin d’approfondir certes mes connaissances mais surtout élargir mes compétences et mon esprit d’analyse. Dans ce sens, j’ai intégré l’Université Abdelmalek Essaadi en 2016, dans un premier temps, pour une license professionnelle en Études Cinématographiques et Audiovisuelles et dans un second temps pour un Master Spécialisé en Cinéma Documentaire”, a-t-elle poursuivi.

Sur ses débuts et la passion qu’elle porte pour le cinéma, notamment le film documentaire, elle a indiqué que sa passion pour le cinéma s’est manifestée depuis son jeune âge. Elle émane de la magie des différents thèmes abordés, des histoires racontées et des voyages que cela fait vivre. “Le cinéma nous fait rêver, construire et nous donne la possibilité de dire que derrière chaque film, chaque image et chaque son, il y a des rêves, des réalités et des envies de transmettre”, a-t-elle commenté.

“Derrière cette passion, il y a ma famille et mes amis qui me soutiennent constamment et qui ne cessent de me conseiller afin de gravir les marches de la réussite. Et à la fin de chaque projet, ils sont les premiers spectateurs. Leur regard critique est primordial pour moi”, a-t-elle souligné.

Sur son orientation vers le film documentaire, Yadmina répond: “deux points m’ont permis d’opter pour le documentaire, premièrement c’est l’impact qu’a une œuvre sur le spectateur. En effet, l’impact des fictions et des documentaires sur le spectateur n’obéit pas à une même logique, car ce dernier s’attendra davantage à ce qu’une œuvre véhicule un message, chose qui est perçu et ressenti dans le film documentaire et quasi absente dans la fiction”.

Deuxièmement, raconte-t-elle, “j’ai découvert ma passion pour le documentaire lors d’un programme international +Museum Connect Project+ en 2015 qui consistait à initier des femmes à des workshops de langue et de communication et à des ateliers de broderie. Ce programme m’a permis d’élaborer un documentaire dont le titre est +By The Work of Her Hands+, mieux encore, il a été projeté aux Etats-Unis”, a-t-elle expliqué.

Concernant son film documentaire “Coeur”, la jeune cinéaste a relevé que “Cœur est un film où chacun de nous peut s’identifier, dont le message est la prise de conscience. un film d’espoir garni de prise de responsabilités, de pertes et de retrouvailles”.

“C’est l’histoire de Dr Saïd Ejjennane, un cardio-pédiatre incarnant le parfait exemple de la personne qui milite pour la cause humanitaire. Il mène un combat quotidien pour la survie d’enfants démunis atteints de maladies et de malformations cardiaques. Cet engagement envers l’espoir reflète le caractère d’un homme passionné, sentimental et profond. Il prête un amour considérable à la vie humaine et ne cesse de déployer des efforts constants”, a-t-elle raconté.

“Face à tout ce dévouement, Dr Saïd a rencontré durant sa vie des malheurs voire même des tragédies d’ordres personnels et professionnels qui l’ont beaucoup perturbé. Il devra aussi se séparer de l’être le plus cher qui lui reste. Chaque personne mérite une deuxième chance. Croyant toujours en l’espoir, il est de nouveau déterminé à sauver plus d’enfants atteints de maladies cardiaques et dont les parents sont dans le besoin. Il ouvre son propre cabinet, reçoit des patients de toutes catégories socio-professionnelles et milite pour la philanthropie”, a-t-elle poursuivi.

Certes, une nouvelle page s’est ouverte dans la vie de Saïd Ejjennane, cependant va-t-il poursuivre son aventure ? Va-t-il continuer à espérer avec tous les malheurs qui à ce jour le pourchassent et n’ont pas été cicatrisés ? Sa devise sera-t-elle toujours l’espoir ? Ce sont ces interrogations qui m’ont le plus interpellée lors de mes discussions avec lui. Et c’est ainsi que j’ai décidé de concevoir un documentaire sur son passé, son présent et ses objectifs”, a-t-elle confié.

En ce qui concerne la production, elle n’a pas caché qu’elle a été confrontée à des imprévus mais qu’en fin de compte tout s’est bien passé. “Le tournage avec les enfants, les bébés atteints de maladie cardiaques, leurs parents et avec Dr Said Ejjennane a constitué non seulement des moments de vie qui sont parfois des récits tragiques, mais aussi des moments de bonheur surtout lorsque l’on voit la joie et le sourire jaillir des protagonistes”, s’est-elle réjouie.

S’agissant de sa participation au ZUMEFF, elle a dit qu’elle doit sa participation à M. Aidouni, chef du département cinéma et son encadrant qui ne cesse de pousser ses étudiants pour y participer. “Il pousse constamment ses étudiants à donner le meilleur d’eux-mêmes et par sa rigueur et sa méthodologie, il transmet un vrai savoir-faire”, a-t-elle dit.

Actuellement, Yasmina prépare son doctorat en Arts, Etudes Cinématographiques, Audiovisuelles et Scéniques afin de s’instruire sur des techniques d’étude et d’analyse courantes et récentes, ancrer son savoir-faire et se préparer aux fonctions d’un chercheur dans ces domaines. En parallèle, et dans un proche avenir, la jeune cinéaste envisage de concevoir des documentaires de création.


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