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Région du Nord: La coalition des partis de la majorité domine la composition des conseils élus

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– Par: Abdelaziz HAYOUN -.

L’image de la scène politique de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima est bouclée, et les résultats de la formation des conseils élus, locaux, provinciaux, régionaux et professionnels ont révélé une domination quasi absolue de trois partis, à savoir le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti Authenticité et modernité (PAM) et le Parti de l’Istiqlal (PI), ne laissant ainsi aucune marge à la surprise.

De manière générale, avec la clôture jeudi des élections des conseils préfectoraux et provinciaux de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, il s’est avéré que la marge de surprise est réduite à néant, et la majorité des bureaux des conseils élus sont formés par les trois partis, avec quelques exceptions qui n’ont pas affecté la scène politique générale, ou qui sont intervenues dans le cadre de l’ouverture des partis de la coalition gouvernementale sur le reste des formations politiques.

Compte tenu des résultats des élections communales et de la volonté des partis de la coalition gouvernementale de coordination aux niveaux local et régional, il était facile d’anticiper la composition des conseils élus, à quelques exceptions près où les ambitions personnelles ont prévalu sur les orientations partisanes générales, telles que la formation des conseils communaux de Larache et de Ksar El Kébir, et du conseil préfectoral de Tanger-Assilah.

L’absence de consensus entre ces partis a, par ailleurs, provoqué le report de la formation des bureaux de trois arrondissements sur quatre à Tanger, à savoir ceux de « Tanger Médina », « Souani » et de « Mghogha », faute de quorum et vu que les partis se sont livrés à une vive bataille pour remporter la présidence des arrondissements.

Le succès de la formation des instances élues sur la base de la coalition à l’échelle nationale montre que les mécanismes de coordination entre les trois partis ont fonctionné de manière claire, contrairement aux échéances précédentes dans lesquelles les coalitions locales étaient gérées en dehors des consensus au niveau national, ce qui provoquait la formation de conseils communaux « hybrides », qui n’étaient soumis à aucune logique politique, et dont les composantes n’étaient liées par aucun rapport intellectuel ou programme d’action.

L’harmonie entre les trois partis au niveau de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima était en concordance avec les aspirations de l’électeur dans la région, qui a donné son feu vert à cette coalition au détriment d’autres formations politiques qui ont perdu leur popularité, et ce en droite ligne avec la tendance politique générale, ayant conduit à la formation des autorités législative et exécutive avec le moins de partis alliés, ce qui constitue un fait marquant dans la scène politique.

Dans ce contexte, les observateurs de la chose publique estiment que les résultats obtenus par les trois partis formant la coalition gouvernementale au niveau des élections communales ont facilité la coordination au niveau local, avec une confortable majorité dans certains conseils, puisque ces partis ont obtenu 2.250 sièges sur un total de 3.220, soit 69,87% des sièges à pourvoir.

Cette harmonie s’est clairement manifestée dans la fluidité et l’entente lors de l’élection des présidents, vice-présidents, secrétaires et secrétaires-adjoints des conseils élus, dans la mesure où cette opération a duré peu de temps, au cours duquel les partis de l’opposition ont essayé de s’opposer aux procédures formelles de l’opération, tandis que certains membres ont exprimé leur mécontentement face au fait qu’ils n’ont pas remporté des postes de responsabilité, une situation qui n’a affecté en rien la maturité de l’opération électorale, ayant caractérisé les échéances précédentes.

De l’avis des observateurs de la chose publique, la maturité n’a pas seulement marqué la pratique politique, mais également la formation politique des candidats en général, notant que 26,74% des membres des conseils élus de la région sont des femmes et 32,48% des élus ont un haut niveau d’enseignement et 54,44% ont moins de 45 ans.

Reste à savoir que la concordance et l’harmonie au sein des conseils élus est un indicateur très positif des élections générales et professionnelles, qui reflète l’image du développement de la démocratie, et l’importance des acquis réalisés dans ce cadre, et affirme aussi que le Maroc avance à pas constants et sérieux vers la mise en oeuvre du projet de régionalisation avancée.


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