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Exceptionnelle, la vie d’Essia, “mère des chats”

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Dans la vie il existe des exceptions; comme dans les sentiments, il ne peut y avoir des limites. C’est le cas d’Essia El Moueddhen, alias “mère des chats”, une marocaine à la soixantaine qui vit, chaque jour, une histoire différente avec les chats.

Son affection débordante l’a amenée à transformer son foyer en refuge pour bon nombre de ces animaux errants et laissés pour compte. Elle essaye, malgré le manque de moyens, de satisfaire aux besoins d’un grand nombre d’entre eux, dont la plupart étaient dans la rue et souffraient devant les regards passifs et souvent inconscients de ce qu’endurent ces êtres, pourtant domestiques et peu nuisibles… A partir de sa maison située dans une étroite impasse de la vieille ville de Tanger (extrême nord du Maroc), cette dame, âgée de 61 ans, réserve une partie de sa journée pour s’occuper des chats en assurant à des dizaines d’entre eux, nourriture, breuvage et médicaments, bien que cela constitue une lourde charge.

Ses conditions matérielles sont, en effet, très modestes pour couvrir toutes les charges liées aux risques, accidents et agressions dont sont victimes ces animaux.”Depuis que j’ai pris conscience de leur vulnérabilité, j’ai beaucoup aimé les chats”, confie Essia à Anadolu, précisant : “si je trouve un chat blessé, je le prends chez moi pour le soigner. Et si je tombe sur un chat affamé, je m’empresse de lui fournir la nourriture et le breuvage “.

“La mère des chats”, (c’est par cette appellation qu’elle est connue, eu égard à sa réputation en matière d’élevage et de protection des chats chez-elle et même ailleurs) affirme également qu’elle est très heureuse. Elle apprécie énormément cette réputation et aime se référer à un illustre compagnon du Prophète Mohamed, Abou Houraira dont le véritable nom était Abderrahmane Ben Sakhr Doussi. Dans le logis d’Essia, vivent 11 chats, ramassés dans des endroits différents et dont la plupart étaient dans un état piteux à la suite des accidents dont ils ont été victimes et qui leur ont occasionné des fractures et des blessures, ou en raison des agressions commises par certaines personnes.

Cette dame ne se contente pas uniquement d’accueillir les chats chez-elle, mais elle essaye d’avaoir un oeil veillant sur tout. Tous les matins, elle bourlingue dans les rues, traînant une petite charrette où elle entasse de la nourriture qu’elle distribue aux groupes de chats errants dans les ruelles de son quartier et des quartiers avoisinants. Une fois la “mission” accomplie, elle retourne chez-elle comblée de bonheur et de satisfaction.”Ces chats pressentent mon arrivée avant que je n’accède au lieu où ils se trouvent “, souligne-t-elle, affirmant que des dizaines d’entre eux la suivent dans sa tournée à travers les rues du quartier.

Essia évoque son expérience quotidienne concernant la nourriture offerte à ces animaux mais aussi le breuvage et les soins qu’elle assure en fonction de son budget. Du riz, du poisson et du lait, Essia fait savoir à Anadolu que les animaux ont, à l’instar des êtres humains, leurs préférences en matière de nourriture. A travers ses paroles, Essia fait également preuve d’une remarquable expérience vétérinaire. Elle traite les maladies des chats en se dotant de médicaments qu’elle acquiert auprès des pharmacies, ou de produits naturels, dont notamment l’huile d’olive, qu ’elle utilise pour soigner les maladies des yeux très fréquentes chez les chats.

Elle précise qu’elle nettoie les yeux malades des chats en se servant délicatement de serviettes en papier imbibées d’huile d’olive et non avec du coton afin d’éviter son action négative sur le pelage du chat.

Si les animaux réfugiés chez “la mère des chats” sont privilégiés d’une manière manifeste, eu égard aux soins qu’elle leur prodigue, d’autres ne bénéficient d’aucune aide. Pis encore, ils sont victimes de méchanceté gratuite, a-t-elle confié.

Les larmes aux yeux, elle déclare avec amertume que des chats errants meurent de faim, de froid ou de mauvais traitements. Elle évoque le cas d’une chatte qu’elle a trouvée dans un cimetière de la ville souffrant d’actes de torture.

Essia critique d’ailleurs vivement l’attitude de certaines personnes vis à vis de ces animaux. Certains adoptent des chats, mais s’en débarrassent dès que ceux-ci tombent malades, les exposant ainsi au danger, à la faim et à la soif, dénonce-t-elle.

Pour cette “maman”, prendre soin de ces bêtes, relève du domaine de la “Bienfaisance”. Elle se réfère un verset du Coran : “qu’il s’agisse d’animaux sur terre ou d’oiseaux qui volent par leurs propres ailes, ce sont des communautés comme vous”, pour démontrer qu’ils est nécessaire de se comporter humainement envers ces animaux, lesquels, selon elle,”nous ressemblent dans la mesure où le Tout Puissant leur a donné une âme, tout comme les humains”. Bien qu’elle ait exprimé son bonheur et son sentiment de remplir quelque peu un devoir envers ces animaux ,”la mère des chats ” reconnait, cependant, que leur protection constitue un fardeau matériel qui dépasse de loin ses modestes moyens.

“Si vous découvrez mes conditions matérielles, vous allez vous apercevoir que je vis par la grâce de Dieu. C’est mon fils qui paie le loyer de mon logement et je bénéficie également de l’aide généreuse de certaines personnes”, avoue-t-elle.

Elle a appelé tout le monde à s’occuper de ces animaux domestiques rappelant le célèbre adage de la culture arabe : “la charge d’un groupe pèse comme une plume”. Ou autrement dit “La convergence des efforts réduit la charge pour tous…”.

Par: TANJA24 et ANADOLU


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