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Édition – La Croisée des Chemins fait sa rentrée romanesque

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La Croisée des Chemins ouvre l’année 2023 par la littérature. C’est ainsi qu’elle annonce la parution en ce mois de janvier de quatre romans et d’un recueil de nouvelles.

Dans cette livraison, Abdelfattah Kilito est égal à lui-même. Cette fois-ci c’est le sujet des histoires de Shéhérazade, Shahrayar, qui se reconnait dans les récits en s’exclamant : « PAR DIEU, CETTE HISTOIRE EST MON HISTOIRE ! », exclamation qui est le titre de cette œuvre de Kilito qui revisite une nouvelle fois la culture arabe classique.

« Les châtrés » de Mohamed Kohen est une version romancée de cette culture du transhumain qui, après les idéologies qui voulaient créer l’homme nouveau (socialiste ou capitaliste, qu’importe), entend grâce aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle, entend assurer l’immortalité de l’humain, sans nécessairement le rajeunir comme les fontaines de jouvence, car, avec les nanotechnologies, l’homme ne vieillira plus, ne tombera plus malade, ne se fera plus soigner… mais, peut être réparer comme on répare une voiture ou un ordinateur pour être dans l’air du temps.

Outre le roman, cette cuvée se veut ouverte à la nouvelle, un art peu couru dans la littérature en général, avec le recueil de Meriem Hadj Hamou, auteur qui s’était déjà exercé à la poésie.

Éric Joël Békalé entend donner une voix à l’actualité africaine à travers des histoires d’un pays africain, imaginaire comme seul peut l’imaginer… l’imagination.

Ahmed Tazi vient ajouter avec « Nefertiti lave plus blanc » une pierre à un édifice qui compte déjà une dizaine d’ouvrages.

+ Abdelfattah Kilito : PAR DIEU, CETTE HISTOIRE EST MON HISTOIRE ! +

Selon une version peu connue des Mille et Une Nuits, le dernier conte est l’exacte reprise de celui qui ouvre le livre. Le roi Shahriar l’écoute patiemment jusqu’au bout et, soudain, prenant conscience qu’il s’est fait conter sa propre histoire, il s’écrie : « Par Dieu, cette histoire est mon histoire et ce conte est mon conte ! »

Telle Shéhérazade captivant le sultan, ce roman nous tient en haleine, les histoires s’y égrènent et s’entrelacent sous la menace non d’un tyran, mais d’un livre maudit. Hasan Miro, sosie de Hasan al-Basri, fait tout pour ne pas le lire, mais suffit-il d’éviter son contenu pour échapper à la malédiction ?

Comme dans Les Mille et Une Nuits, une histoire peut bien en cacher une autre, peut-être même celle du lecteur. Qui sait ?

+ Mohamed Kohen : LES CHÂTRÉS – Une histoire singulière de l’humanité +

Marié à la belle Hélène, le narrateur généticien de formation et natif d’un petit village du Moyen Atlas raconte l’histoire des châtrés, des hommes déshumanisés.

Par un hasard à priori heureux, les habitants de ce petit village ont vu leurs conditions de vie s’améliorer suite à la découverte fortuite d’un fertilisant. Victimes d’hybris, ils ont détruit la forêt aux alentours pour étendre leurs territoires agricoles aux dépens de celui des bêtes sauvages qui vont se révolter et leur transmettre un virus mortel.

La nature fatiguée des hommes, de leur cupidité et leur insouciance, décidée à prendre sa revanche, a ainsi décimé une partie de la population des hommes et a rendu inféconde ceux qui ont survécu.

Est-ce la fin de la race humaine ?

Ce duel entre l’homme et la nature interroge sur la capacité des hommes à transcender les défis qui se posent et s’opposent à lui et pose la question morale de l’innovation pour l’innovation, du projet transhumain, de l’intelligence artificielle et l’interaction entre l’homme hybridé par la machine, et du coup déshumanisé, et le robot conscient de sa conscience.

+ Éric Joël Békalé : LE COUP D’ÉCLAT +

Kango, un pays africain imaginaire aux ressources énergétiques considérables, mais mal gouverné et divisé, est dans la tourmente. Le président de la République, alias JFK, est absent du territoire national et des rumeurs le donnent pour mort.

Qu’adviendra-t-il du pays qu’il dirigeait sans partage? Entre luttes de clans, manipulations tribalistes, tripatouillages de la Constitution, assassinats ciblés et réseau Françafrique, des prétendants à la succession manœuvrent et s’affrontent pour prendre les rênes d’un État riche à la population extrêmement pauvre. Et si le disparu se redressait pour pourfendre les agités du bocal politique?

Entre gravité et humour, ce roman magistral dissèque les dérives autocratiques de politiciens déconnectés des espoirs soulevés par les Conférences nationales en Afrique. Grâce à un phrasé haletant et à un suspense savamment dosé jusqu’au dernier coup d’éclat, le romancier jette une lumière crue sur les ombres qui entourent d’ordinaire les coulisses du pouvoir.

+ Ahmed Tazi : NÉFERTITI LAVE PLUS BLANC +

Pour se désennuyer et faire un peu d’argent, Omar qui ne s’accomplissait pas dans son travail à l’administration, investit dans une laverie appelée pompeusement Nefertiti, pas loin du Manoir, un atelier où il s’était lié d’amitié avec des peintres ayant pignon sur rue, non loin également du bar Casablanca où il rencontrait les habitués et du Koutoubia fréquenté par les musiciens et les chanteurs de la radio d’à côté, devenus de véritables copains.

La laverie lui apporta le bonheur en lui permettant de rencontrer la femme de sa vie, la mère de Malika. Une ombre au tableau. La jeune fille tomba gravement malade et il fallait la soigner en France. Nefertiti devait être mise au clou. La solidarité des gens du quartier avait agi spontanément. La générosité des peintres du Manoir, l’intervention de Monsieur Bill l’Américain et celle de Hamid, le père biologique de Malika ainsi que la sollicitude et le soutien surprenant d’autres personnages….
Qu’importait Nefertiti ; Il fallait sauver Malika.

+ Meriem Hadj Hamou : FENËTRE EN CLAIR-OBSCUR +

Imaginez des histoires qui s’installent, et vous installent, sur le rebord d’une fenêtre.
Elles vous isolent du monde qui vous entoure et vous portent en dehors de l’espace et du temps.

Au détour des pages, vous apercevez les ruelles de Marrakech ou vous surprenez à sentir les embruns d’Essaouira ou de Tétouan. Les mots viennent autant de récits anciens que d’autres plus récents. De tourments intérieurs que d’absurdités extérieures.

C’est ce voyage en clair-obscur, où toutes les nuances ont leur place et où les sentiments se bousculent ou se délitent, que ce recueil vous propose à travers la plume poétique de Meriem Hadj Hamou.

L’amour, fut-il contrarié, la tristesse, fut-elle complice, la trahison, fut-elle colorée, la mélancolie, fut-elle douce, la passion, fut-elle éphémère…
Autant d’émotions qui vous bercent en toute légèreté ou vous projettent dans le tragique.

Huit nouvelles. Huit destins. Huit fragments.

De vies. De pensées. De singularités. D’espace. De temps.

Article19.ma


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