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Colloque à Larache: mouvements de résistance locaux entre 1610 et 1956

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Un colloque, tenu mercredi soir à Larache, s’est arrêté sur les mouvement de résistance de 1610 à 1956 dans la région, qui fut la cible de visées colonialistes depuis 1417, notamment après la tombée de Tanger et d’Assilah aux mains des envahisseurs ibériques.

Intervenant lors de ce colloque tenu en présence du gouverneur de la province, Bouassam El Alamine, d’universitaires et de chercheurs, Mustapha El Ktiri, le Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, a souligné que l’étincelle de la résistance s’est enflammée, depuis cette date, dans les esprits des habitants de la région.

El Ktiri a rappelé que les Portugais se sont décidés à resserrer l’étau sur les villes de Larache et de Ksar El Kébir par le contrôle de l’île de Mliha (La Graciosa), mais ils étaient « énormément déçus », car la ville est vite devenue « la première ligne du Maroc, son bouclier et sa forteresse ».

Une fois Larache remise aux Espagnols dans l’indignation générale des habitants, un nouveau chapitre de militantisme s’est lancé, marqué par un siège de la ville et la multiplication des attaques tout au long du 19e siècle, sous le leadership de résistants locaux et centraux, dont le moudjahid Ayachi et Lakhdar Ghaylane, avant la libération de la ville par Moulay Ismail, après un siège de trois mois, durant lequel les Marocains ont fait montre de prouesses inégalées.

Continuant dans son élan de résistance, Larachea été le rocher sur lequel ont échoué les conquêtes française (1765) et autrichienne (1829), a renchéri le haut commissaire, rappelant que les velléités expansionnistes des Européens ont repris de plus belle au début du 20e siècle, se soldant par la colonisation du nord du Maroc et de son Sahara par les Espagnols, malgré une farouche résistance de la part des tribus des régions du Habt et des Jebala.

Ktiri s’est également attardé sur les contributions des habitants de Larache à la résistance politique et à l’action nationale sous l’égide des partis politiques, y compris par le rejet du dahir berbère de 1930 et la participation à la révolution du Roi et du peuple.

L’intervenant a également appelé « les pays avec lesquels nous avons un passé partagé et une mémoire commune », notamment l’Espagne et le Portugal, à jeter des ponts pour établir une mémoire collective.

De son côté, l’universitaire et chercheur Mohamed Akhrif, a noté que le nord du Maroc a été « une région de résistance par excellence », surtout que l’occupation des villes marocaines a été lancée depuis Sebta, ajoutant que la région a enregistré des exploits de militantisme à partir du 16e siècle, date du début des conquêtes espagnoles et portugaises.

Akhrif a rappelé que, dans cet élan de résistance, les villes de Larache et de Ksar El Kébir ont dépêché des bâtiments de guerre qui attaquèrent la ville de Faro, dans le sud du Portugal, ajoutant que plusieurs écrits portugais non-traduits ont noté que Larache était un site stratégique au niveau politique et commercial durant le 16e siècle.


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