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« Bayt Attarab », un café atypique au service de la culture

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Pas loin de « Souk d’Barra » ou Place du 9 Avril et à quelques pas de la médina de Tanger, se trouve « Bayt Attarab », un café atypique et chaleureux devenu une plateforme pour les arts et la littérature populaires, mise au service de la vie culturelle de la ville du Détroit.

Niché dans une bâtisse de style colonial, avec ses briques rouges et son zellige coloré, ce lieu de culture et de rencontre accueille, depuis près d’une année, des visiteurs de tous âges, Marocains et étrangers, amateurs de bon thé, de musique marocaine, de poésie et de littérature.

Contrairement aux autres cafés commerciaux de Tanger, « Bayt Attarab » a pour priorité de satisfaire le sens artistique des clients et leur penchant pour la musique traditionnelle et ancestrale, à travers la programmation de soirées animées par des artistes du Maroc et de l’étranger, même si la demande est plus forte pour tous ce qui est patrimoine local, celui des Jbalas et la musique maroco-andalouse en particulier.

A l’origine de ce projet, un collectionneur d’antiquités, Cherif El Bakkali, qui a transformé les lieux en un temple pour la culture, un espace vivant où se succèdent soirées de poésie, tables-rondes, expositions artistiques et musique traditionnelle marocaine.

Ici, la lumière est mise sur le patrimoine et la culture marocaine en général, et de la région du Nord en particulier, sans oublier les expressions artistiques internationales.

En outre, le café est en lui-même un véritable musée ouvert à tous, une sorte d’exposition permanente d’instruments de musique (luth, rabab, tambours et flûtes), d’un vieux phonographe qui trône fièrement dans un coin, d’œuvres picturales, d’un portrait de la grande figure de la musique andalouse au Maroc, feu Moulay Ahmed Loukili, tout cela dans un cadre décoratif traditionnel où règne le bois, le fer forgé, la laine et le zellige.

Au début de chaque soirée, une estrade est aménagée pour accueillir les stars du spectacle. Le café a accueilli, entre autres, des pionniers de Taqtouqa Jabalia, comme Abdelmalek El Andaloussi, les femmes de la Hadra Tétouania, dirigées par Sanae Chouikh, de jeunes talents comme le groupe Atfal El Ghiouane, mené par Said Zamit, mais aussi des artistes venus de l’autre côté de la Méditerranée.

« Bayt Attarab » n’est pas pour autant un lieu dédié exclusivement à la musique, c’est aussi un véritable espace culturel ouvert à toutes les formes de création. Poètes, écrivains, artistes peintres…, chacun peut trouver dans ce lieu une plateforme pour faire connaitre son travail.

Les clients du café ont ainsi eu l’occasion de rencontrer le dramaturge et critique de théâtre Said Abernous lors d’une soirée de lecture et de débat, de même que le poète Mohamed Idrissi qui a présenté son dernier recueil intitulé « Comme un nœud dans la gorge », ou encore le romancier Othmane Benchekroun qui a passé en revue son parcours littéraire et la prometteuse artiste plasticienne Manal El Mrabet qui a orné les murs du café de ses dernières créations.

Parmi les moments forts de cet espace, figure aussi une rencontre avec le globe-trotter tangérois Youssef El Hawass, qui a relaté son voyage qui l’a mené, l’année dernière en compagnie d’un ami à besoins spécifiques, jusqu’au sud de la Chine, un périple de 13.000 km durant lequel ils ont traversé 13 pays à bord d’un vélo fonctionnant à l’énergie solaire et baptisé « Ibn Battouta ».

« Ce café culturel est avant tout un espace de communication humaine, de rencontre, de partage et d’appréciation de l’art, a affirmé, dans une déclaration à la MAP, Youssef Serroukh, un humoriste qui anime chaque mercredi une soirée comique intitulée « Bayt Almarah ».

Le jeune artiste, qui cherchait un endroit pour se produire, a trouvé dans ce café un lieu d’expression idéal, grâce au patron des lieux, amateur des arts, si bien qu’il a décidé de faire une apparition hebdomadaire, un spectacle vivant devant les clients de « Bayt Attarab ».

Pour Youssef, qui en est à son dixième spectacle « Bayt Almarah » et qui a déjà présenté des spectacles en Espagne, ce lieu est une « œuvre artistique » à part entière, un creuset pour la création et l’imaginaire.

L’art « n’est pas seulement le drame et la tragédie, c’est aussi le rire », a poursuivi Youssef, qui se considère comme un artiste comique qui se cherche et n’a d’autres ambitions que de faire rire les gens.

Youssef Serroukh est l’un des nombreux talents qui ont été attirés par « Bayt Attarab » où ils se sentent comme chez eux. Ce café culturel leur offre un espace d’expression et d’exposition où ils sont en contact direct avec un public hétérogène qui partage l’amour pour la poésie, la littérature, l’art pictural et la musique.


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