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Assilah .. ancrée dans la sérénité de ses ruelles artistiques

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Respirer l’air marin frais des côtes atlantiques, découvrir les étroites ruelles foisonnantes de créativité dans la médina, se promener au bord de la mer et admirer le coucher du soleil. La ville d’Assilah donne à vivre ces moments inoubliables.

De son ancien nom « Zilis », Assilah fut d’abord une ville carthaginoise sur plus de deux millénaires, puis envahie par les Romains. Elle passa ensuite aux mains des Omeyades de Cordoue en 972, avant de tomber sous l’emprise portugaise en 1471. Après la fameuse bataille des Trois Rois en 1578 où le monarque du Portugal trouva la mort, leur succédèrent les Espagnols. Et ce n’est qu’à la fin du 17ème siècle que le sultan Moulay Ismail leur reprend la Cité. Au début du 20ème siècle, Assilah deviendra l’antre de Raissouni qui était chassé par les Espagnols en 1924 qui resteront maîtres de la ville jusqu’à l’indépendance.

Petite ville située sur les côtes atlantiques, au sud de Tanger, « Azayla », comme l’appellent ses habitants originaires, jouit d’un charme unique, attirant ainsi par sa simplicité et son élégance les artistes qui décorent les ruelles de la médina par des fresques à couper le souffle.

La perle du nord regorge de sites historiques, parmi lesquels la vieille ville et les remparts, la porte « Bab Homar » percée dans une grande tour ronde surmontée d’un écusson aux armoiries des rois portugais, des sites culturels également tels le Centre Hassan II des Rencontres Internationales, qui accueille pendant le festival des conférences, expositions et rencontres culturelles auxquelles participent notamment des artistes du pourtour méditerranéen, en plus des galeries ouvertes tout au long de l’année présentant des œuvres tout ce qu’il y a d’original. Le fameux Palais Raissouni, ou Palais de la Culture, abritant des ateliers d’art et des rencontres internationales culturelles et artistiques lors du festival, le « bastion » qui domine les rochers, où l’on peut admirer au coucher du soleil le panorama de la vieille ville et de l’océan.

Qui plus est, les jardins et espaces verts qui portent les noms de célèbres écrivains, penseurs et poètes arabes et africains, comme Tchicaya U Tam’si, Mahmoud Darwich, Tayeb Saleh, Mohamed Abed El Jabiri et bien d’autres, embellissent de plus belle la ville et contribuent, si besoin est, à consacrer son identité en tant que carrefour culturel et civilisationnel national et international.

Connue également par son Moussem culturel international, évènement grandiose initié par la Fondation du Forum d’Assilah, la ville abrite cette année la 41ème version de cette grand-messe culturelle qui donne rendez-vous aux artistes, peintres, poètes, écrivains et chercheurs émérites du monde entier. Cette édition réserve une place de choix aux artistes africains et à leurs œuvres, en leur dédiant toute une exposition sur la thèmatique « L’art africain à Assilah de 1980 à 2018 ».

Le Moussem culturel international d’Assilah, tenu cette année du 16 juin au 12 juillet courant sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a été marqué par une programmation aussi riche que variée avec au menu des ateliers d’arts animés par des artistes graveurs, peintres et sculpteurs de renom représentant le Maroc, la France, l’Arabie Saoudite, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Bahreïn, l’Irak, l’Argentine, la Tunisie, l’Espagne, l’Italie et le Japon . Organisé dans la grande enceinte de la galerie du Centre Hassan II des rencontres internationales, ce rendez-vous artistique se tient en gage de fidélité envers les premiers pionniers africains d’Assilah, en mémoire à leurs participations aux éditions précédentes.

Interrogé par la MAP, M. Mohamed Benaissa, secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah, a relevé que le Moussem a permis de doter la ville en infrastructures et en équipements de base, d’améliorer le niveau de vie des citoyens, en plus du rayonnement d’Assilah, en particulier, et du Maroc, en général, à travers cette occasion qui se veut un rendez-vous culturel, intellectuel mais également politique.

Et M. Benaissa de rappeler que le Moussem d’Assilah date de l’année 1978 et avait des perspectives d’exploiter la culture et la créativité au profit du citoyen, de créer un lieu de rencontre pour les participants issus de tous les coins du monde, tout en accompagnant la nouvelle ère de démocratisation et de régionalisation entamée par le Royaume à cette époque.

Pour sa part, Mohamed Anzaoui, artiste-peintre natif d’Assilah, a confié dans une déclaration à la MAP qu’il a commencé très tôt la peinture lorsqu’il a intégré les ateliers pour enfants initiés par le Moussem culturel, dans une ville qu’il aime à qualifier de « berceau de l’art ».

Son talent a trouvé refuge dans un festival qui consacre une grande place aux arts plastiques, a-t-il ajouté, précisant que les artistes-peintres reconnus à l’échelle nationale et internationale, ayant pris part au Moussem, lui ont permis d’apprendre et de développer ses capacités artistiques, se traduisant ainsi par une première initiative au Maroc dédiée à la peinture sur les murs « Jidariyate Assilah ».

Assilah demeure une source d’inspiration artistique par excellence. En effet ses monuments historiques et ses paysages naturels d’une beauté inégalable se marient subtilement aux fresques murales des artistes de tout bord qui contribuent par leurs oeuvres à embellir davantage Assilah, la Cité des arts.


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